Eclairages suite aux évènements intervenus au CHRS de Gien
Suite aux évènements du 17 février dernier, qui se sont déroulés au sein du Centre d’Hébergement et de Réinsertion sociale Clémenceau de GIEN, et à la médiatisation dont ils ont fait l’objet, il nous apparait nécessaire d’apporter des précisions afin de vous permettre de cerner les éléments de contexte.
En effet, le 17 février dernier, au cours de la nuit, le secteur de la Cohésion sociale a eu à déplorer le décès d’une fillette de 7 ans en situation de polyhandicap, hébergée avec sa mère, son beau-père et sa petite sœur au sein de la résidence Clémenceau.
Cette famille est arrivée sur site, pour 3 de ses membres en janvier 2021, la petite fille disparue, en juillet 2021. L’équipe a appris la situation de polyhandicap de la petite fille qu’à son arrivée à l’aéroport. Elle a néanmoins été accueillie sur site pour rejoindre sa maman.
Cette famille a bénéficié d’un accompagnement de proximité, tel qu’il se pratique en Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale.
Les professionnels ont accompagné cette famille dans l’accès aux droits, dans l’obtention d’un logement attribué par un bailleur social du Montargois.
Ils ont, par ailleurs, accompagné les parents dans la mise en œuvre des démarches de scolarisation, d’orientation vers un établissement spécialisé (liste d’attente) et de tous les rendez-vous médicaux afférents, en lien étroit avec les partenaires locaux (IME, école maternelle, maison de santé…).
Sur place, la Directrice de l’Urgence et de l’Insertion, a salué la tenue exemplaire du dossier social ainsi que la qualité de l’investissement des professionnels dans l’accompagnement de la famille.
La médiatisation de cette affaire dans les médias locaux a engendré des interviews, notamment de résidentes, accueillies sur le Centre d’Hébergement d’Urgence. Or, ce dispositif ne prévoit pas la même nature d’accompagnement que le Centre d’Hébergement et de Réinsertion sociale. De fait, ne bénéficiant pas du même type d’accompagnement eu égard à leur statut, la journaliste qui les a interviewées n’ayant pas non plus ni ce niveau d’information, ni la finesse d’analyse de la situation, a commis un amalgame entre CHRS et CHU, et a restitué des propos sortis du contexte et orientés, essayant par-là de démontrer que des personnes accompagnées sur le site étaient victimes d’actes de maltraitance. La médiatisation a eu également pour conséquence une inspection diligentée par la préfecture, compte tenu des écrits accusateurs publiés par la journaliste et le journal local. Cette inspection s’est déroulée le 4 mars dernier sur site.
Compte tenu de la situation, nous avons choisi de ne pas répondre à la journaliste afin de ne pas envenimer les éléments, de surajouter, mais aussi par respect envers la petite fille et ses proches ainsi que pour ne pas impacter l’enquête judiciaire en cours. La direction générale, et les directions du secteur d’activité et d’établissements ont signifié en parallèle aux équipes leur soutien dans un écrit, mais aussi par leur présence, et des actions concrètes d’accompagnement d’équipe.
