À l’initiative de l’association Compagnons Bâtisseurs, l’atelier-chantier d’insertion « Bati’Toi » propose un parcours d’insertion pour des personnes éloignées de l’emploi.
La Pension de famille Les Floréales lance officiellement le partenariat pour le département du Loiret.
Le chantier Bati’Toi mise sur le bâtiment pour construire l’insertion professionnelle des plus précaires. Cette structure est une nouvelle voie d’insertion offerte aux personnes en situation d’exclusion socio-professionnelle. Destiné aux demandeurs d’emploi de longue durée ou aux bénéficiaires du RSA, ce chantier doit permettre aux volontaires d’acquérir un bagage technique suffisant pour trouver ou retrouver une stabilité sur le marché du travail.
Retrouver confiance et estime de soi
Fin novembre, une équipe d’ouvriers a entamé la rénovation des peintures de logements de la Pension de famille Les Floréales à Olivet.
Elle est constituée de 8 jeunes en contrat à durée déterminée d’insertion (CDDI) de 4 mois, renouvelable par principe jusqu’à 24 mois maximum.
Sur le chantier, ils sont accompagnés d’encadrants formateurs de l’association Compagnons Bâtisseurs qui supervisent les travaux et l’apprentissage des ouvriers.
« Tout le monde est content d’être là pour l’instant, tient à souligner Charles Lemlouma encadrant technique d’insertion, même si nous pouvons être confrontés à des essais-erreurs, ils affichent tous un très bon état d’esprit et une détermination d’apprendre un nouveau métier. Ils en veulent ! ».
Car un des objectifs de ce chantier est de redonner goût au travail à des profils qui, pour certains, sont restés sans activité depuis un moment en traversant des périodes difficiles. Cela passe donc par retrouver de la confiance et une estime de soi ainsi que développer une autonomie par le travail.
« Je ne connaissais pas le métier de peintre avant d’atterrir ici. Avec les Compagnons Bâtisseurs, j’apprends les bases et je dois dire que ça me plaît de bosser ici », explique un des ouvriers.
Cette expérience sur plusieurs mois doit constituer une porte d’entrée dans le monde professionnel pour ces volontaires.
Pour constituer ses effectifs, Bati’Toi n’a eu aucun mal à trouver des candidats : « Les structures d’accompagnement social avaient préalablement identifié beaucoup de profils qui cherchaient justement un emploi dans le bâtiment. On pourrait imaginer passer à douze salariés, peut-être même plus, d’ici 2024 », se réjouit Guillaume Bec, le coordinateur territorial de l’association. De quoi répondre à la demande, déjà forte. « C’est une demande de nos clients. Les marchés publics, de rénovation ou de construction, incluent de plus en plus de clauses d’insertion ou de protections sociales. »
Des usagers de l’Aidaphi prochainement dans les effectifs ?
C’est en tout cas l’ambition de Sandra Nourry, directrice du périmètre (des Services) Logement adapté et Gestion immobilière de l’Aidaphi.
« Ce partenariat va permettre de se rapprocher des Compagnons Bâtisseurs, et s’il pouvait donner lieu à l’embauche d’usagers de l’Aidaphi pour des prochains chantiers Bati’Toi ce serait formidable. »
L’Aidaphi a fait appel aux Compagnons Bâtisseurs pour des travaux de rénovation. Les deux associations ont vite trouvé un intérêt à travailler ensemble. « C’est un rapprochement gagnant-gagnant, se réjouit Sandrine Séon développeuse d’activités économiques inclusives au Conseil départemental, l’Aidaphi bénéficie de la rapidité d’intervention des Compagnons Bâtisseurs alors qu’en temps normal, ce n’est pas si simple de trouver des entreprises du bâtiment disponibles immédiatement ».
Espérons que ce rapprochement puisse, par la suite, accompagner des usagers de l’Aidaphi, dans leur insertion professionnelle.
Un projet soutenu par le Département et l’Etat
L’Etat et le département prennent toute leur part dans cette initiative puisqu’ils se partagent financièrement le montage de ce projet. Ainsi, Compagnons Bâtisseurs reçoit une aide à l’ingénierie de 40 000 € (50 % Etat et 50 % département) pour les études préalables au lancement du chantier, et d’une rallonge de 5 500 € pour le matériel professionnel nécessaire au démarrage. Une enveloppe de plus de 20 000 € destinée à l’embauche et à l’accompagnement de ces salariés en parcours d’insertion a aussi été transmise par l’Etat et le département.
• D’après les articles parus dans Mag’Centre et dans Le Parisien
